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vendredi 6 juin 2025

Essais - Epreuves préparatoires de l'émission de Bordeaux

 Exceptionnel témoignage de la création du timbre-poste dans une vente chez ROUMET :


lot n°473 de la vente sur offre n°573 de la maison Roumet, adjugé à 20 000 €.

L'épreuve de la monnaie de Bordeaux avec les annotations "Enlever les lettres K, A et D, et le petit dessin qui est à l'angle droit supérieur" est connu, il est notamment présenté par Georges BRUNEL dans son ouvrage " Les émissions des timbres-postes français" (p 151, 2nde édition). La pièce appartenait au Comte DURIEU.





La pièce suivante est présentée comme : Second essai, avec suppression des lettres dans les angles, non suivi d'exécution.


Le timbre est nettement différent de celui présenté comme le 1er essai. il est très proche du 20 centimes type 1. Il n'y a plus les lettres et signes aux angles, les croix, les grecques sont très différentes, le burelage n'est plus droit mais ondulé ...voir https://timbresbordeaux.blogspot.com/2011/12/premier-essai-officiel-bis.html

Par contre, je ne comprends pas le commentaire associé : "Faire disparaitre les lettres A, D et K qui sont placées aux angles et les remplacer par un dessin semblable à celui qui se trouve à l'angle gauche supérieur." Il ne correspond absolument pas au timbre présenté, mais pourrait être associé à un autre essai. L'écriture est la même que celle du commentaire de la pièce précédente.

Paul DILLEMANN présente un essai ayant fait partie de la collection Durieu, indiquant un essai n'ayant pas permis d'obtenir des résultats satisfaisant en fabrication (p 12, Les timbres de l'émission de Bordeaux 1870-1871, 1929). Il pourrait s'agir de la même.



La lettre est celle adressée par M. Steenackers à M. Delbecque le 22 octobre 1870, en retour de la proposition du premier essai

Tours, le 22 8bre 1870

    Monsieur le Directeur, comme suite à mon télégramme de ce matin, je vous adresse un timbre-poste à l'effigie de la République fabriqué à Paris, bien qu'il ait été oblitéré par le bureau de Tours.

    L'administration adopte définitivement ce type.

    Veuillez donc en aviser Mr Delbecque et Mr de Maintenant, et prendre avec eux les dispositions nécessaires pour que les timbres qui doivent être fabriqués à la monnaie de Bordeaux soient conformes à ceux qui sont confectionnés à Paris.

    Ci joint une épreuve de timbre émanant de la monnaie de Bordeaux et qui ma parait se rapprocher beaucoup du timbre que je vous soumets comme type. Il suffirait seulement de faire disparaitre les lettres K A et D et le petit dessin qui se trouve aux quatre angles.

    Recevez, Monsieur le Directeur, l'assurance de ma considération très distinguée.

Le Directeur Général des Télégraphes et des Postes


billets précédents sur les essais :

https://timbresbordeaux.blogspot.com/2012/01/essais-epreuves-dartiste-ou-fantaisies.html

https://timbresbordeaux.blogspot.com/2011/02/premier-essai-officiel.html

https://timbresbordeaux.blogspot.com/2011/12/premier-essai-officiel-bis.html

mercredi 10 mai 2023

Les Feuilles Marcophiles n°389 - une lettre signée Augé-Delile

Je me permets de réagir à l'article de Monsieur Jean-Jacques CURGY publié dans les Feuilles Marcophiles N°389 de l'Union Marcophile au sujet des difficultés de fabrication des timbres-Poste de l'émission de Bordeaux.

J'ai eu le plaisir de voir mon modeste blog cité dans cet article et je remercie Monsieur CURGY. Le thème du billet cité était la Maison Augé-Delile.

Si la lettre signée Augé-Delille du 4 mai 1871 présentée dans l'article illustre bien les difficultés d'approvisionnement des couleurs utilisées pour la fabrication des timbres-poste, il me semble également judicieux d'en donner le contexte et d'en préciser le contenu.

reproduction de la lettre présentée dans l'article de Monsieur Jean-Jacques CURGY dans le N°389 des Feuilles Marcophiles, page 31


Ces précisions sont données notamment par Fernand SERRANE dans son ouvrage de 1925 " Les Timbres-Poste de l'émission de Bordeaux (1870), 1ère Edition et des addenda à cet ouvrage ; 
  • il s'agit d'une réponse d'Augé-Delile à Monsieur le Directeur des Postes du département de la Gironde qui le questionna au sujet de timbres-Poste contrefaits,
  • Augé-Delile affirme dans cette lettre que les 20 centimes qu'il a expertisé proviennent de la matrice effectuée sur bois,
  • Fernand Serrane dans son ouvrage utilise cette réponse ainsi que la présence dans l'inventaire du matériel détruit par l'administration (procès-verbal du 12 août 1871 signé par MM. Lapouyade et Delebecque), d'une matrice en bois, pour prouver l'existence d'un timbre-Poste 20 centimes  issu de cette matrice : " Cette gravure sur bois a une existence certaine" (page 14 de l'ouvrage)
  • Dans la première page des addenda de la 1ère édition (peut être y-a-t-il eu une 2nde édition ?), M. Serrane rectifie ses propos en rapportant une déclaration de M. Dambourgez : " il n'y eût jamais de report de cette gravure sur bois".

jeudi 24 septembre 2015

Feuilles de contrôle

Vu récemment sur une vente (www.roumethp.fr) le document suivant :


J'ai déjà vu quelque-chose qui y ressemble que j'avais décrit brièvement dans un billet. Voici de nouveau ce document issu d'une vente de la maison Cérès (www.ceres.fr).


A priori ou à première vue, ils sont équivalents. Eh non, regardons mieux. Ces 2 bons émanent de l'Administration des Télégraphes et des Postes, de l'atelier de Fabrication des Timbres-Postes, et du "service" de Contrôle.

Le cachet à date semble être le même type 15, encre bleu, les signatures identiques, mais ...

Le premier document concerne le nombre de feuilles contrôlées livrées au Directeur de la fabrication, le second, le nombre de feuilles blanches livrées au contrôle par le Directeur de la fabrication.

Le 3ème document est extrait de l'ouvrage de Brunel de 1929 [19] il s'agit du nombre de feuilles fabriquées livrées au contrôle par le Directeur de la fabrication.


Il y aurait donc plusieurs feuilles de contrôle, celui-ci s'effectuant au fur et à mesure des étapes du processus de fabrication.

Dans l'ordre de ce processus, on pourrait imaginer que le bon n°2 identifie le nombre de feuilles blanches que le Directeur donne à contrôler. Je ne m'explique pas trop l'intérêt de séparer les feuilles blanches par valeur, sauf évidemment celles étant teintées. Ces feuilles blanches ont elles déjà le fond le sûreté ? A quel moment est apposée la marque TP ?

Le bon n°1 représenterait le nombre de feuilles validées par le contrôleur et livrées en retour pour la fabrication.

Le dernier bon remonte les feuilles fabriquées vers le même contrôleur.

On peut imaginer qu'il existe d'autres bons, notamment pour compter les feuilles blanches livrées par la papeterie d'Angoulême, les feuilles de timbres-poste fabriquées et validées par le contrôleur ...

Je n'ai jamais rien lu concernant ces bons hormis Brunel. Encore d'autres surprises en perspective!

samedi 11 juin 2011

Les FAUX de la série de Bordeaux - le 20 centimes

La 1ère convention de l'ASPPI, http://asppi.org/index.php, aura lieu le premier week-end d'octobre Cela m'a donné l'envie de faire le point sur ce que j'avais pu glaner comme informations concernant les faux de la série de Bordeaux. Il y a bien sûr :
  • les faux pour tromper l'administration postale,
  • les faux pour tromper les collectionneurs,
Les premiers sont devenus des objets de collection. La valeur faciale la plus falsifiée pour tromper l'administration postale est évidemment la plus courante, le 20 centimes bleu. Je n'ai d'ailleurs jamais vu de lettre affranchie avec d'autres faux que les 20 centimes. C'est donc de cette vignette que je parlerai aujourd'hui.
Le circuit de distribution de ces contre-façons serait composé des bureaux de tabac. Il existerait 4 faux pour servir, :

1) le faux de Morlaix, http://www.ville.morlaix.fr/, découvert sur lettre de Morlaix,

Descriptif du faux de Morlaix, par le Dr Jacques Grasset dans "Les Timbres faux pour tromper la Poste de France", éditions  Pierre de Méyere

2) le faux de Pons ou faux de Marseille, type I, http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp
    Faux de Pons, GC 2240 (Marseille) et cachet à date type 17 du 18 janvier 1871, à destination de Crest dans la Drôme, VsO n° 115 Soluphil, http://www.soluphil.lu/
3) le faux Italien ou faux de Marseille type II,
    VsO n°98 Boule, http://www.boule-philatelie.fr/,




















4) le faux de Marseille, type III.


photographie extraite de l'ouvrage des Browns, peut-être extraite de l'ouvrage du Dr. Grasset.


Ces faux sont ils censés imiter les 20 centimes type I, type II ou type III ? Il est bien difficile de dire quel a, ou quels ont été leur modèle.
Le Dr Grasset en identifie un autre dans le n° 85 de Documents Philatélique, mais celui-ci ayant disparu, il n'en reste qu'une copie en noir et blanc de médiocre qualité.

Documents philatéliques n°85


Le plus courant est celui dit de Pons, du nom de la personne ayant été jugé. On trouve assez aisément des lettres portant ce timbre ; les exemplaires que je connais sont oblitérés GC 2240 ou GC 3401 (La Seyne-sur-Mer).

Vs0 n°505 Roumet, http://www.roumet.fr/, étonnante lettre datée du 26 avril 1871 signée du Directeur des Postes de la Drôme alertant le Receveur Principal de Valence sur l'existence de deux faux différents. Le 1er type est clairement un faux de Pons, le 2ème n'est clairement pas un faux des 4 types identifiés.

Malgré la qualité moyenne de cette reproduction, on peut assurer qu'il ne s'agit pas :
  • d'un faux de Pons, caractérisé par sa couleur soutenue, une tâche blanche importante dans la chevelure
  • d'un faux de Marseille de type II, facilement reconnaissable par les lettres de Repub Franc touchant le cadre
Je ne vois pas non plus les signes caractéristiques des faux de Morlaix et de Marseille type III.
hypothèse personnelle : il s'agit du type I.
Serrane reproduit une lettre de Augé-Delile, introduisant des timbres-postes régulièrement émis, fabriqués sur la planche de buis, préalablement au type I, et ayant donné lieu à alerte de l'adminsitration. Dans un addendum à ce même ouvrage, il cite Dambourgez affirmant qu'il n'y a jamais eu de tirage du 20 centimes sur buis.
Et pour finir cette jolie histoire, il existerait même des faux modernes de faux pour tromper les collectionneurs !? Il est naturel de conseiller aux collectionneurs d'acheter des faux sur lettre et de les faire expertiser.

jeudi 10 février 2011

DAMBOURGEZ

http://edouard-jean-dambourgez.fr/impressionnisme-naturalisme/accueil_fr.cfm
Dambourgez (noté Damburgez par Serrane [13]) est un des artistes qui participa à l'aventure de l'émission provisoire. Il est l'auteur du premier type du 20 c (Y&T 44) qu'il dessina sur pierre. Le report du dessin ne fut pas satisfaisant, les timbres suivants furent gravés sur pierre par Yon.
Dambourgez continua néanmoins à contrôler et modifier les reports issus des gravures.