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samedi 1 août 2026

L'émission de Bordeaux, nouvelle édition JFB : un ouvrage signé Pascal BUFFET sur la fabrication des bordeaux.

 Hello,

J'ai reçu par courriel ce message de JFB que je ne peux que partager ; le dernier ouvrage sur la série des Bordeaux à ma connaissance était celui des Browns et datait de 1981 et il ne concerne pas spécifiquement la fabrication de la série des Bordeaux.

Ce livre fait suite à l'article paru en 2023 dans Documents Philatéliques consacré au report 1 du 4 centimes.


Les livres ont une vie. Ils sont oubliés.

En 1929 Paul Dillemann faisait paraître la "Description Générale des Timbres-Poste de l'émission de Bordeaux (1870 - 1871) ". Depuis les rares ouvrages parus se contentaient de plagier celui de P. Dillemann, ajoutant souvent des considérations erronées.

Celui qui va paraître, dû aux travaux de Pascal Buffet, est dans la lignée de celui de 1929 - presque un siècle !

Pascal Buffet est allé aux sources, il a étudié et recherché les archives, mais aussi les timbres dont il a réuni une collection d'étude exceptionnelle.

Si vous voulez comprendre, aller plus loin que votre catalogue habituel, classer intelligemment votre collection, éviter des achats malheureux ... vous devez acheter cet ouvrage.


Un premier volume de 246 pages couleurs explique tout; un second de 44 pages est dédié aux images des épreuves des timbres et des blocs reports, avec les informations de planchage.


Vous pouvez dès à présent le réserver en ligne. Il sera prêt à l'expédition, ou disponible sur place au bureau, dès les premiers jours de septembre.


Prix : 90€ + port


Frais de port en colissimo :


 - 15€ France métropolitaine

 - 30€ DOM

 - 25€ Europe

 - 70€ USA/Canada


Règlement en ligne ici : cliquez ici
Merci de mettre "Bordeaux" dans la référence de paiement



vendredi 9 janvier 2026

Le 80 centimes - étude des défauts constants

 Je concluais dans mon billet précédent sur la variété du 80 centimes du large point blanc que celle-ci correspondait à la position 3 du bloc-report et à la 33ème position d'un panneau. Je n'avais pas pu vérifier ce dernier n'ayant pas l'étude du Docteur Fromaigeat en la matière.

J'avais commencé à étudier le sujet du planchage des Bordeaux sur le 30 centimes.

J'ai néanmoins réussi à obtenir les articles correspondants au 80 centimes, il s'agit des numéros 1314 à 1316 et 1318 à 1323 de l'Echo de la timbrologie des années 1963 et 1964.

On retrouve bien identifié sur le panneau C en position 33 la variété du large point blanc :



Reprenons les abréviations utilisées dans cette étude :

F : filet extérieur du timbre
Fi : filet intérieur du timbre
Im : imbriquement, dont les lignes sont comptées de haut en bas pour celles du nord, et de bas en haut pour celles du sud
Med : médaillon, dont la surface est désignée par les 4 régions nord N, Sud S, Est E, Ouest O
Leg : légende
Pe : perle qui sont divisées en 4 parties, Nord-Ouest NO, Nord-Est NE, Sud-Est SE et Sud-Ouest SO
Hr : hauteur
Pt : point

Les panneaux sont constitués de 15 lignes de 10 vignettes, le timbre 1 en haut à gauche du panneau, le timbre 150 en bas à droite du panneau.

Rappelons également que cette étude a été exposée au Ministère des P.T.T. en février 1959 avec pour thème "la guerre de 1870 et la Commune".

En ce qui concerne le 80 centimes, 4 panneaux ont été reconstitués à partir du matériel du musée, notés de A à D, dont 2 incomplets, en 3 tirages distincts :

  • une feuille partiellement reconstituée à 100 pièces en lie de vin terne d'impression mauvaise, tableau D,
  • un tirage en rose,
  • un tirage en rose très vif.

Il n'est pas possible de savoir s'il s'agit de panneau droit ou de panneau gauche.

Je reproduis ici l'article intégral :


Le panneau A : 








Le panneau B : 







Le panneau  C : 







Le panneau  D : 

























mercredi 10 mai 2023

Les Feuilles Marcophiles n°389 - une lettre signée Augé-Delile

Je me permets de réagir à l'article de Monsieur Jean-Jacques CURGY publié dans les Feuilles Marcophiles N°389 de l'Union Marcophile au sujet des difficultés de fabrication des timbres-Poste de l'émission de Bordeaux.

J'ai eu le plaisir de voir mon modeste blog cité dans cet article et je remercie Monsieur CURGY. Le thème du billet cité était la Maison Augé-Delile.

Si la lettre signée Augé-Delille du 4 mai 1871 présentée dans l'article illustre bien les difficultés d'approvisionnement des couleurs utilisées pour la fabrication des timbres-poste, il me semble également judicieux d'en donner le contexte et d'en préciser le contenu.

reproduction de la lettre présentée dans l'article de Monsieur Jean-Jacques CURGY dans le N°389 des Feuilles Marcophiles, page 31


Ces précisions sont données notamment par Fernand SERRANE dans son ouvrage de 1925 " Les Timbres-Poste de l'émission de Bordeaux (1870), 1ère Edition et des addenda à cet ouvrage ; 
  • il s'agit d'une réponse d'Augé-Delile à Monsieur le Directeur des Postes du département de la Gironde qui le questionna au sujet de timbres-Poste contrefaits,
  • Augé-Delile affirme dans cette lettre que les 20 centimes qu'il a expertisé proviennent de la matrice effectuée sur bois,
  • Fernand Serrane dans son ouvrage utilise cette réponse ainsi que la présence dans l'inventaire du matériel détruit par l'administration (procès-verbal du 12 août 1871 signé par MM. Lapouyade et Delebecque), d'une matrice en bois, pour prouver l'existence d'un timbre-Poste 20 centimes  issu de cette matrice : " Cette gravure sur bois a une existence certaine" (page 14 de l'ouvrage)
  • Dans la première page des addenda de la 1ère édition (peut être y-a-t-il eu une 2nde édition ?), M. Serrane rectifie ses propos en rapportant une déclaration de M. Dambourgez : " il n'y eût jamais de report de cette gravure sur bois".

lundi 30 décembre 2019

Planchage des Bordeaux

J'avais essayé dans une série de 3 post de résumer la fabrication lithographique et ses effets sur le rendu des timbres-poste : les reports et les états : la gravure, le report, résumé.

Il y a néanmoins un point que je n'avais pas appréhendé : le planchage. Je ne sais pas si le terme est exactement approprié, il s'agit de reconstituer une feuille complète de 300 vignettes en utilisant les défauts spécifiques de fabrication.

Effectivement, chaque timbre-poste comprendra non seulement les particularités liées eu dessin sur la pierre, celles liées au procédé de report sur la matrice de 15 vignettes, mais également celles liées au report de celle-ci sur la pierre de fabrication.

Ainsi chaque timbre-poste ayant la même position dans un bloc report aurait en plus, des défauts spécifiques à son positionnement sur la pierre de fabrication. Ces défauts sont spécifiques à chaque pierre d'impression fabriquée.

C'est en étudiant le matériel du Musée de la Poste que le Dr Fromaigeat de l'Académie de Philatélie, a répertorié ces signes distinctifs. Les feuilles étant incomplètes, les informations recueillies ne permettent pas de les reconstituer toutes. L'ensemble de l'étude a été présenté en février 1959 à l'occasion d'une exposition au Ministère des PTT sur le sujet de la guerre de 1870 et de la Commune, et édité dans l'Echo de la Timbrologie à partir de janvier 1959.

Je ne possède pas tous les numéros de l'Echo, mais en voici la présentation du 30 centimes tel qu'apparaissant dans le numéro 1305 du 6 septembre 1962 :

Dr Fromaigeat, l'Écho de la Timbrologie, n°1305 du 6 septembre 1962, page 456

Les feuilles sont étudiées par panneau droite à gauche, les timbres sont numérotés de 1 à 150 par panneau : le 1 est le premier timbre à gauche sur la ligne du haut, le 150 est le timbre de droite de la 15ème ligne, chaque ligne comportant 10 vignettes :

En gras la numérotation du panneau


La nomenclature de localisation des défauts utilisée pas Le Dr Fromaigeat est la suivante :
  • F : filet extérieur, fi : filet intérieur
  • Im : imbriquement, c'est à dire briquetage, les lignes du haut sont comptées du haut vers le bas, les lignes du bas, du bas vers le haut
  • Gr : grecque,
  • Med : médaillon,
  • Pe : perle, PeNE : perle Nord-Est, PeNO : perle Nord-Ouest...
  • Hr : hauteur, 
  • Pt : point

Le positionnement géographique est classique N(ord) pour la partie haute, S(ud) pour la partie basse, O(uest) et E(st) pour les côtés.

Revenons au 30 centimes que j'affectionne particulièrement, sans doute parce qu'il est très facile à identifier dans le bloc-report.
Essayons de placer les timbres dans le panneau de gauche :
  • mon exemplaire n°1 du bloc report, s'il est du panneau gauche, devrait avoir les caractéristiques du 1, 6, 41, 46, 71, 76, 101, 106, 131 ou 136
  • mon exemplaire n° du bloc report, s'il est du panneau gauche, devrait présenter les défauts spécifiques des positions 2, 7, 42, 47, 72, 77, 102, 107, 131 ou 137...
Positions possibles des timbres dans un panneau, droite ou gauche en fonction de leurs positions dans le bloc report

Par contre, toutes les positions du panneau gauche du 30 centimes n'ont pas été caractérisées ; le tableau suivant présente les positions :

positions décrites dans le panneau gauche du 30 centimes, en fonction des positions dans le bloc report.


J'ai réussi à plancher des timbres dans les positions suivantes :

  • position 10 du bloc-report, position 140 du panneau de gauche 

La caractéristique de cette position est le poil sur le nez.
  • position 13 du bloc-report, position 88 du panneau de gauche

La caractéristiques de cette position dans le panneau est le point blanc derrière la tête.

Je n'ai malheureusement pu positionné qu'une faible partie de mes 30 centimes. Il manque le panneau droit et ~40 % des vignettes du panneau gauche. Je m'attendais à réussir à placer 10 à 15 % de mes 50 timbres de cette valeur.
La construction de la planche est fastidieuse. Les timbres-poste doivent être bien venus et les oblitérations suffisamment légères. De nombreux défauts doivent apparaître également de l'impression elle-même et"l'usure" de la planche due à l'étalement des zones encrées doit faire disparaître une parties des signes distinctifs.

Je me pose également la question de la pertinence de l'ensemble des signes distinctifs; les articles décrivent peu le matériel qui a été étudié et on peut se demander s'il était en quantité suffisante pour statuer sur les signes distinctifs des position de planche.

Et pour finir ce billet, considérons les nombreuses variétés que nous trouvons en vente sur les sites d'enchères bien connus. Combien sont en réalité, des défauts de report de la matrice vers la pierre d'impression ?

jeudi 24 septembre 2015

Feuilles de contrôle

Vu récemment sur une vente (www.roumethp.fr) le document suivant :


J'ai déjà vu quelque-chose qui y ressemble que j'avais décrit brièvement dans un billet. Voici de nouveau ce document issu d'une vente de la maison Cérès (www.ceres.fr).


A priori ou à première vue, ils sont équivalents. Eh non, regardons mieux. Ces 2 bons émanent de l'Administration des Télégraphes et des Postes, de l'atelier de Fabrication des Timbres-Postes, et du "service" de Contrôle.

Le cachet à date semble être le même type 15, encre bleu, les signatures identiques, mais ...

Le premier document concerne le nombre de feuilles contrôlées livrées au Directeur de la fabrication, le second, le nombre de feuilles blanches livrées au contrôle par le Directeur de la fabrication.

Le 3ème document est extrait de l'ouvrage de Brunel de 1929 [19] il s'agit du nombre de feuilles fabriquées livrées au contrôle par le Directeur de la fabrication.


Il y aurait donc plusieurs feuilles de contrôle, celui-ci s'effectuant au fur et à mesure des étapes du processus de fabrication.

Dans l'ordre de ce processus, on pourrait imaginer que le bon n°2 identifie le nombre de feuilles blanches que le Directeur donne à contrôler. Je ne m'explique pas trop l'intérêt de séparer les feuilles blanches par valeur, sauf évidemment celles étant teintées. Ces feuilles blanches ont elles déjà le fond le sûreté ? A quel moment est apposée la marque TP ?

Le bon n°1 représenterait le nombre de feuilles validées par le contrôleur et livrées en retour pour la fabrication.

Le dernier bon remonte les feuilles fabriquées vers le même contrôleur.

On peut imaginer qu'il existe d'autres bons, notamment pour compter les feuilles blanches livrées par la papeterie d'Angoulême, les feuilles de timbres-poste fabriquées et validées par le contrôleur ...

Je n'ai jamais rien lu concernant ces bons hormis Brunel. Encore d'autres surprises en perspective!

dimanche 20 novembre 2011

Comment reconnaître les Cérès ? Episode 2 - l'émission du Siège

Dans le 1er épisode de cette saga "Comment reconnaître les Cérès?", j'avais essayé de comparer les Cérès de 1849 et ceux de Bordeaux, en prenant d'ailleurs les réimpressions de 1862 comme exemples imagés , celles-ci étant d'impression plus soignée que leurs modèles (en tout cas sur les exemplaires que je possède).
Maintenant voyons ce qu'il en est d'une autre possibilité de confusion : l'émission du Siège.

De gauche à droite, la réimpression Granet, l'émission du Siège, un essai du report II du 10 centimes de l'émission de Bordeaux (Y&T n°43B)  et le report I de la même émission (Y&T n°43A)
L'émission du Siège est composée de 3 valeurs : les 10, 20 et 40 centimes respectivement bistre-jaune, bleu et orange. Hulot s'est servi des planches des Cérès de 1849. Les différences entre les "Bordeaux" et les "Siéges" seront donc identiques avec celles de la première émission de France. Les différences complémentaires se porteront sur la dentelure évidemment, sans doute sur les nuances et les papiers.

De gauche à droite, l'émission du Siège (Y&T n°36), l'essai du 43B et la réimpression Granet de l'émission du Siège.
M. Félix Granet eut la bonne idée en 1887 de faire réimprimer les 10 et 20 centimes de cette série, non dentelée. Là encore, l'administration postale s'est servi des modèles primitifs de 1849. Le papier est par contre vraiment différent.

Cette image présente quelques différences de dessin :
  • le briquetage, composé d'ondes régulières et de points pour les Cérès typographiées, et de traits courbes irréguliers pour les Cérès lithographiées
  • les sourcils,
  • les fleurs dans les cheveux,
  • la taille des lettres plus resserrées chez le Bordeaux
  • l'ombre de la joue et du cou composé de lignes pour le Bordeaux et de points pour le Parisien.

En haut de gauche à droite :
  • Bordeaux Y&T n°44B, type I, report 2, position 7
  • émission du Siège Y&T n°37,
  • Bordeaux Y&T n°45B, type II, report 2
  • Bordeaux Y&T n°46A, type III, report 1, position 1
En bas de gauche à droite :
  • Bordeaux Y&T n°45A, type II, report 1, position 4
  • réédition de 1887 dit de Granet de l'émission du Siège
  • Faux de Marseille
  • Bordeaux, essai Y&T n°46B, type III, report 2, position 8

La position est identique à celle précédente:
  • le briquetage de l'émission du Siège est régulier, arrondi et semé de points, celui du type I est plus serré, les points sont grossiers ; celui des type II et III, sont moins arrondis, les points sont remplacés par des traits positionnés de manière plus ou moins régulière ; difficile de décrire le briquetage du faux de Marseille
  • les yeux sont finement dessinés sur les Cérès du Siège, les ombres sont composées de points, comme sur le type I ; les types II et III présentent des ombres composées de traits,
  • les ombres du cou sont composées de points sur le type I et l'émission du Siège, de traits sur les types II et III.



Ce sont quelques exemples permettant de différencier les émissions ; l'aspect général permet aisément de faire la différence entre timbre typographié et timbre lithographié, généralement plus empâté, plus lourd, de dessin moins précis, plus irrégulier.

samedi 19 février 2011

procédé lithographique 2 - le report

Le report a pour but de démultiplier le dessin original afin de créer les pierres d'impression. La matrice en négatif était utilisée 15 fois avec de l'encre de report sur un papier de chine préalablement encollé.

papier de chine : papier de fibres végétales créé en Chine au 2nd siècle de notre ère, le chine français fabriqué à Grenoble était paraît-il de très bonne qualité. Il était préalablement encollé; l'encre de report ne devait pas imprégner le papier et pouvoir se détacher comme un décalcomanie.

Styrax Japonica en fleurs
encre de report : j'ai trouvé dans la littérature lithographique de la fin du 20ème siècle, plusieurs recettes d'encre, mais on y retrouve, à des concentrations différentes à peu près les mêmes composants :
- des résines : styrax, poix (résine et goudron),
- des graisses et corps gras : suif,
- des hydrocarbures lourds : cire jaune, bitume, goudron, poix, cire jaune,
- noir de carbone.



Ces dessins étaient repiqués en 3 lignes de 5 vignettes sur une feuille quadrillée fixée sur une planchette. L'ensemble était transféré vers une pierre lithographique brute par utilisation de la presse. Le papier était décollée délicatement après humidification.
La pierre subissait alors une préparation à l'acide et à la gomme arabique. Sur le même principe, 20 blocs à l'encre de report étaient pris sur papier de Chine encollé. Ces reports étaient reportés sur la pierre d'impression. Sur la littérature que je possède, il n'est pas dit que ces images de report passaient d'abord sur une feuille de papier ou allaient directement sur la pierre.

Serrane parle de traitement spécifique appliqué sur la pierre de report pour en augmenter le nombre possible d'utilisation. Il reproduit sur ce sujet une lettre de Dambourgez qui d'ailleurs ne mentionne pas de pierre-report intremédiaire entre la pierre de report et la pierre d'impression, contrairement aux hypothèses plus récentes.

Il ne reste plus qu'à traiter la pierre d'impression avant de la mettre sous presse et de l'encrer. L'encrage, le maintien de la pierre humide, la pression sur le couteau semblent être des facteurs déterminants sur la qualité du résultat.
La pierre s'usait dans le sens où l'encre finissait à gagner sur le blanc, les détails s'estompaient et arrivait le moment où il fallait recommencer le travail de report. Une possibilité était de la retravailler à l'acide pour augmenter les contrastes.


petite annonce glanée sur le net

documents surs la lithographie : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5743370d