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dimanche 3 novembre 2013

Je te tiens, tu me tiens ....par la barbichette

Bonjour,
petite "variété" sur un 46B proposée sur la vente à prix nets n°8 de la maison lyonnaise d'Alliance Philatélie :



La barbichette était plutôt symbolique de l'Empire ; on parle même de porter [la barbe] à l'impériale. Il manque la moustache à notre Cérès républicaine pour qu'elle fasse vraiment Empire.

C'est la première fois que je vois cet impressionnant défaut d'impression, mais l'image étant malheureusement de médiocre résolution, je n'ai pas pu positionner le timbre-poste dans le bloc report. Il serait intéressant d'en trouver plusieurs exemplaires équivalents. Avis à ceux qui en ont.

PS : Bon dimanche et allez l'O.L. (ils en ont bien besoin cette saison).

dimanche 28 octobre 2012

La pièce du mois (juillet 2012) : un affranchissement tricolore

Nous sommes en septembre 1871, le tarif postal vient de changer ; la valeur de  l'affranchissement de la lettre territoriale du 1er échelon (< 10 grammes) passe à 25 centimes, la lettre locale du même échelon passant à 15 centimes. Cette augmentation participant au paiement des réparations de guerre à l'Empire Allemand est l'occasion d'affranchissements très variés tant en émissions qu'en coloris.




La LSC d'aujourd'hui vient de Frossay à destination de Nantes ; elle est adressée par le Maire à M. Briau, Directeur des travaux des chemins de fer nantais.

La Société des Chemins de Fer Nantais est une société éphémère fondée par M. François Briau, qui avait préalablement obtenu des concessions ferrées locales.




Ce magnifique affranchissement tricolore est composé de 3 timbres-poste de l'émission temporaire :
  • un 20 centimes type III, report 2, position 1,
  • un 4 centimes report 2, 2ème état (s'il existe, c'est à dire sans ligne blanche), possiblement position 2
  • un 1 centime report 3, 1er état.



Les timbres présents sont :
  • un timbre bleu de la Mairie de Frossay au verso,
  • un cachet à date double cercle type 17, de Paimboeuf (42), daté du 17 septembre (l'année n'a pas marquée), 2ème levée,
  • le losange de points GC2768 de Paimboeuf oblitère les 3 timbres-poste,
  • un cachet à date simple cercle avec indication de levée type 16, de Nantes daté du 18.

dimanche 24 juin 2012

La pièce du mois (juin 2012) : bureau de passe et bureau de distribution

Je possède 3 lettres des Ets JUNOT de Nantes  adressées aux forges de Plémet affranchies avec un 20 centimes Bordeaux type 3, report 2 (Y&T n°46B). La première ne possède au verso que le timbre à date du bureau de distribution de Plémet type 24. Les deux autres que je présente ici montre au verso d'autres timbres.
Les 2 46B sont oblitérés par le losange GC2602.
Le premier est de position 12, le second  position 15 dans le bloc-report.
Les 2 LAC possèdent le timbre à date de type 17, double cercle avec dateur, daté respectivement du 25 ou 26 avril 1871 et du 14 avril 1871.

La première de ces LAC présente au verso :
  •  un timbre des ambulants type 1 de nuit de Paris à Brest, la date n'est pas lisible, 
  • un timbre du bureau de passe de Rennes (3112) du 26 avril 1871,
  •  le timbre à date du bureau de distribution de Plémet du 27 avril 1871.


La seconde présente au verso : 

  • un timbre du bureau de passe du Mans (2188), du 15 avril,
  • le même timbre à date du bureau de distribution de Plémet type 24 du 15 avril.

Quel a été le circuit de ces lettres ?  Fût il différent ou sont ce les timbres apposés qui furent simplement différent ? Lien vers une carte.

Les lettres sont adressées à Mme Veuve Carré Kérisouet, maître des Forges du Vaublanc. Il s'agit de la mère du Général de Brigade Ernest Louis Carré-Kérisouët, commandant en second du camp de Conlie, subordonné à M. de Keratry qui commanda l'armée de Bretagne, abandonnée par Gambetta au profit de l'armée de la Loire. Il fût plusieurs fois député.

jeudi 26 avril 2012

La pièce du mois (avril 2012) : une LSC vers la zone occupée

Cette lettre est adressée à la Verrerie de Vallerystahl (Val de Vallery) dans la Meurthe, partie annexée et rattachée au nouvel Empire Allemand. Cette verrerie existe toujours, elle est située dans la commune de Troisfontaines en Moselle.



au recto :
  • un 20 centimes type III, report 2, position 4, affranchi par un losange GC 564 de Bourg-en-Bresse (Ain 01),
  • un cachet de type 17 avec dateur du 7 avril 1871, 5ème levée, de Bourg-en-Bresse,
  • une taxe double-trait bleu de 30 centimes
au verso :
  • un cachet à date de type 17 de Dijon, daté du 8 avril 1871,
  • un cachet simple cercle de Valerienthal du 12 avril 1871

C'est une lettre dite double-port, de la 3ème période Franco-Allemande de 1871-1872, (du 26 mars au 31 juillet 1871). 
A cette période l'affranchissement d'une lettre simple est de 20 centimes côté Français et de 20 centimes côté Allemand. L'affranchissement insuffisant a entraîné une surtaxe de 50% soit 30 centimes.
Valenrienthal serait la germanisation de Vallerystahl.
Je n'ai pas réussi à trouver le circuit de cette lettre et notamment comment s'effectuait le passage de courrier entre les 2 zones, ni qui affranchissait côté Allemand (nouvelle administration Allemande ou administration postale Française réquisitionnée).


Merci à M. Alain Demeraux, vice-président de la SPAL pour ses explications.

dimanche 22 avril 2012

La pièce du mois (mars 2012) : une LSC de Valence sur Rhône à Salins



au recto :
  • un Cérès de Bordeaux type III, report 2, de position indéterminée (Y&T n°46B),
  • timbre oblitérant : losange à points grands chiffres 4077 (Valence-sur-Rhône, Drôme, 25)
  • un timbre à date du type 17 de Valence-sur-Rhône, daté du 19 mars 1871

au verso :
  • un cachet à date de type 1 des ambulants, de Marseille à Lyon daté du 19 mars 1871, brigade C
  • un cachet à date de type 1 des ambulants, de Paris à Besançon, daté du 20 mars 1871, brigade D
  • un timbre de type 16 à un seul cercle avec indication de levée, de Salins, daté du 21 mars 1871 

samedi 21 avril 2012

La pièce du mois (février 2012) : un Bordeaux oblitéré par une étoile

Cette lettre provient de Lefranc et Cie, célèbre fabricant d'encres fondée à Paris, à un imprimeur Brestois, un certain M. Lefournier (vraisemblablement Le Fournier). 




La lettre est sans courrier mais est composée d'un imprimé contenant les prix courants des encres.




au recto :
  • un Napoléon 5 centimes vert-jaune Y&T n°20,
  • un Cérès de Bordeaux type III, report 2 (Y&T n°46B), position 9 (tarif intérieur de septembre 1871, pour une lettre de moins de 10 grammes),
  • timbre oblitérant : étoile, normalement 15, mais difficile à voir, 
  • cachet à date de type 17 (double cercle avec dateur) du 26 octobre 1871, de Paris rue Bonaparte (bureau 15),



au verso :
  • cachet à date des ambulants, service de nuit, brigade E, du 26 octobre
  • cachet à date type 17 de Brest daté du 27 octobre


samedi 24 décembre 2011

La pièce du mois (novembre 2011) : une lettre avec un timbre des courriers convoyeurs

Cette LAC de négoce est datée du 5 mai 1871, de R. Dalmais de Voiron à M. Chalin Jeune de Grenoble, place St André.


Le timbre oblitérant aurait du être le losange de points GC


  • recto :
    • timbre-poste : 20 c type III (de Yon), report 2 (cadre renforcé), position 11, tarif en vigueur jusqu'au 1er septembre 1871 (1er échelon, moins de 10 g),
    • timbre oblitérant : timbre du type 17 (2 cercles avec indication de levée), de Grenoble (37) en date du 5 mai 1871, 3ème levée,
    • timbre convoyeur de station avec cercle extérieur ondulé, de Voiron (37), ligne Lyon à Grenoble (L GR), numéro de départ du train 2°,




  • verso : 
    •  timbre du type 17 (2 cercles avec indication de levée), de Grenoble (37) en date du 5 mai 1871, 3ème levée.
Rappelons brièvement qu'un convoyeur levait les boîtes installées en gare ou pouvait recevoir directement du courrier lors des arrêts en gare. Il apposait son cachet avec le nom de la gare, pour en indiquer la prise en charge, mais n'oblitérait pas le timbre-poste (du moins jusqu'en 1876). Le courrier était trié et regroupé en sacs par bureau de poste de destination. C'est le personnel du bureau de poste qui vérifiait l'affranchissement, l'oblitérait et apposait le timbre de réception au verso. Comme d'usage à l'époque le timbre oblitérant aurait du être ici le losange de points grands chiffres.

dimanche 20 novembre 2011

Comment reconnaître les Cérès ? Episode 2 - l'émission du Siège

Dans le 1er épisode de cette saga "Comment reconnaître les Cérès?", j'avais essayé de comparer les Cérès de 1849 et ceux de Bordeaux, en prenant d'ailleurs les réimpressions de 1862 comme exemples imagés , celles-ci étant d'impression plus soignée que leurs modèles (en tout cas sur les exemplaires que je possède).
Maintenant voyons ce qu'il en est d'une autre possibilité de confusion : l'émission du Siège.

De gauche à droite, la réimpression Granet, l'émission du Siège, un essai du report II du 10 centimes de l'émission de Bordeaux (Y&T n°43B)  et le report I de la même émission (Y&T n°43A)
L'émission du Siège est composée de 3 valeurs : les 10, 20 et 40 centimes respectivement bistre-jaune, bleu et orange. Hulot s'est servi des planches des Cérès de 1849. Les différences entre les "Bordeaux" et les "Siéges" seront donc identiques avec celles de la première émission de France. Les différences complémentaires se porteront sur la dentelure évidemment, sans doute sur les nuances et les papiers.

De gauche à droite, l'émission du Siège (Y&T n°36), l'essai du 43B et la réimpression Granet de l'émission du Siège.
M. Félix Granet eut la bonne idée en 1887 de faire réimprimer les 10 et 20 centimes de cette série, non dentelée. Là encore, l'administration postale s'est servi des modèles primitifs de 1849. Le papier est par contre vraiment différent.

Cette image présente quelques différences de dessin :
  • le briquetage, composé d'ondes régulières et de points pour les Cérès typographiées, et de traits courbes irréguliers pour les Cérès lithographiées
  • les sourcils,
  • les fleurs dans les cheveux,
  • la taille des lettres plus resserrées chez le Bordeaux
  • l'ombre de la joue et du cou composé de lignes pour le Bordeaux et de points pour le Parisien.

En haut de gauche à droite :
  • Bordeaux Y&T n°44B, type I, report 2, position 7
  • émission du Siège Y&T n°37,
  • Bordeaux Y&T n°45B, type II, report 2
  • Bordeaux Y&T n°46A, type III, report 1, position 1
En bas de gauche à droite :
  • Bordeaux Y&T n°45A, type II, report 1, position 4
  • réédition de 1887 dit de Granet de l'émission du Siège
  • Faux de Marseille
  • Bordeaux, essai Y&T n°46B, type III, report 2, position 8

La position est identique à celle précédente:
  • le briquetage de l'émission du Siège est régulier, arrondi et semé de points, celui du type I est plus serré, les points sont grossiers ; celui des type II et III, sont moins arrondis, les points sont remplacés par des traits positionnés de manière plus ou moins régulière ; difficile de décrire le briquetage du faux de Marseille
  • les yeux sont finement dessinés sur les Cérès du Siège, les ombres sont composées de points, comme sur le type I ; les types II et III présentent des ombres composées de traits,
  • les ombres du cou sont composées de points sur le type I et l'émission du Siège, de traits sur les types II et III.



Ce sont quelques exemples permettant de différencier les émissions ; l'aspect général permet aisément de faire la différence entre timbre typographié et timbre lithographié, généralement plus empâté, plus lourd, de dessin moins précis, plus irrégulier.

mardi 28 juin 2011

un bon de livraison de feuilles blanches en vente sur la VsO de Cérès

Je n'avais jamais vu ce type de document administratif : il me semble qu'il s'agit d'un bon de livraison de la fabrication des feuilles vérifié par l'agent chargé du contrôle à l'atelier de fabrication des timbres-Postes de l'atelier aménagé à la Monnaie de Bordeaux.
VsO Cérès n°131 (http://www.ceres.fr/)
La cachet à date utilisé, du type 16 est du 7 février 1871 ; à cette date, le 20 centimes report 3, 2ème état (Y&T n°46B) a déjà été utilisé (première dates d'utilisation connues). Concernant le 4 centimes, je n'ai pas de date précise sur l'utilisation du report 2, le report 1 ayant été utilisé dès mi-décembre.

Lorne affirme que le papier provenait exclusivement des papeteries Lacroix à Angoulême. Même information du Spécialisé (1ère édition) qui précise que les teintes dans la pâte n'ont été utilisées que pour les 1, 5 et 80 centimes.

mercredi 2 mars 2011

La reconstitution d'un bloc-report : le 46B

Le 46B est le "Bordeaux" le plus courant (>30 millions d'exemplaires émis). C'est donc logiquement le moins onéreux. La reconstitution demandant un nombre d'exemplaires important, c'est donc vers ce timbre que je me suis d'abord tourné. La première étape consiste donc à s'en procurer quelques dizaines.
Les signes distinctifs issus des défauts de report de la matrice première sont consultables dans la littérature, le sujet ayant passionné nombre de chercheurs philatéliques comme Serrane notamment. Je m'en suis inspiré ainsi que des recherches de Brown [2] qui à ma connaissance sont les plus récentes.

Les descriptifs des signes distinctifs des timbres dans les reports sont présentés sous forme de tableaux avec des dessins que je trouve assez grossiers. Plutôt que scanner ces dessins pour les réintégrer dans mon album, j'ai préféré les reconstituer. J'ai trouvé dans une vente sur offre un bloc-report complet neuf dont la photographie était assez bonne (Brun VsO n°81), et j'ai reconstitué le tableau descriptif ci-dessus.

Le tri des timbres peut être assez long ; j'ai d'abord écarté les vignettes dont les cachets d'annulation étaient trop marqués, celles dont l'impression était trop empâtée. J'ai ensuite trié par colori, tout en privilégiant la qualité des vignettes. Voici donc le résultat de mon premier bloc-report reconstitué, le second est en préparation (ce sera un 46B mais d'un bleu plus clair).

Les tons de couleur sont un peu différents, quelques vignettes ont un affranchissement trop lourd pour permettre de visualiser tous les signes distinctifs. La prochaine étape sera de retravailler le scan pour en faire un tableau descriptif mettant en avant les signes spécifiques.