lundi 4 juillet 2011

Histoire de France de la période de l'émission provisoire

Quel était le contexte historique ayant conduit à l'émission provisoire ?
Les états Allemands du Nord sont fédérés grâce à l'action de Bismarck et aux succès de la guerre des Duchés en 1864, conduisant à l'annexion du Schleswig et du Holstein, et de la guerre contre l'Empire Autrichien de 1866. L'étape suivant sera de fédérer les états du sud de l'Allemagne et quoi de mieux que de réaliser cet objectif en montrant sa suprématie lors d'une bonne guerre.

Otto Von Bismarck-Schönhausen à Versailles en 1871, BundesArchiv (http://www.bild.bundesarchiv.de/archives/barchpic/search/_1307954420/?search[view]=detail&search[focus]=1)
En France, la situation s'est dégradée pour l'Empereur :  la montée en puissance des revendications sociales, les déceptions des aventures externes au Mexique, l'inertie de l'Empereur face à Bismarck en 1866, le "piège Italien", l'Empire est à bout de souffle. Les élections de 1869 conduisent à l'assemblée 25% d'opposants dont la moitié de républicains, et les "Mameluks" (dans d'autres lieux et à une autre époque, on les aurait appeler les "Faucons") sont obligés de partager le pouvoir avec les libéraux.


Portrait de Napoléon III, par Alexandre Cabanel en 1865 (http://www.napoleon.org/fr/fondation/index.asp)
 C'est en Espagne que comme la guerre Franco-Prussienne. En effet la Reine Isabelle étant chassée du trône, le chef de gouvernement le propose à un prince de la famille du Roi de Prusse Guillaume 1er. Cela se passe le 21 juin 1870 et la machine guerrière s'emballe :
  1. La France est d'abord soutenue par la Reine Victoria et le Tsar Alexandre II : le Prince Leopold de Hohenzollern Sigmaringen renonce au trône,
  2. Le 12 juillet, Guillaume 1er refuse de recevoir l'ambassadeur de France. La dépêche dite de Ems, est modifiée par Bismarck afin qu'elle apparaisse plus sèche et la traduction par les journalistes la rend blasphématoire,
  3. Le 13 juillet, c'est la mobilisation en France et la guerre est déclarée le 19. La France est isolée diplomatiquement car elle apparaît comme l'aggresseur et ses armées sont inférieures en nombre et moins bien équipées.
citations intéressantes :
"Il ne manque pas un bouton de guêtre" : Gal Le Boeuf
"Je nous considère d'avance comme battus" : Napoléon III (correspondance privée)

La défaite de l'Empire est fulgurante :
  • Mac Mahon est défait le 6 août à Froeschwiller, se replit vers Châlons et abandonne l'Alsace,
  • le même jour, défaite à Forbach. Bazaine se replit sur Metz ou il se laisse enfermer malgré sa supériorité numérique,
  • Mac Mahon reçoit l'ordre (de l'Impératrice) de débloquer Metz, mais il est repoussé jusqu'à Sedan, où il est blessé. Le 2 septembre l'Empereur se rend,
  • le 4 septembre l'Empire s'écroule, la Chambre des Députés est envahie et un gouvernement provisoire de la Défense Nationale est nommé.
Une délégation du Gouvernement de la Défense Nationale s’exfiltre à Tours avant que Paris ne soit définitement bloqué. Elle sera suivie par Gambetta le 7 octobre par ballon. Leur mission : organiser la défense dans la zone libre. Trois armées sont reconstituées :
  • L’armée de la Loire a pour objectif de dégager Paris par le sud ; elle doit abandonner Orléans le 11 octobre mais triomphe à Coulmiers le 9 novembre et reprend Orléans. Malheureusement Bazaine capitule à Metz le 27 octobre et permet aux Prussiens de renforcer leur emprise de Paris et le 4 décembre Orléans retombe. L’armée de la Loire se battra en Mayenne et en Sarthe sans réussir à reprendre du terrain.
  • L’armée de l’Est est formée par des bataillons de l’Armée de la Loire. Son objectif est de couper les lignes ennemies par l’est et de délivrer Belfort. Après de durs combats vers Montbéliard, l’armée bat en retraite et ses soldats sont internés en Suisse.
  • L’armée du Nord tiendra les positions du nord du pays, mais sans réussir à couper les arrières des troupes prussiennes.
L’armistice est signé le 28 janvier malgré l’opposition de Gambetta notamment. La politique interne l’aurait emporté. Le 29 Paris capitule. Un armistice est signé stipulant l'élection d'une assemblée. Celle-ci sera constituée le 8 février d'une majorité de conservateurs favorables à la paix. Le 1er mars, la perte de l'Alsace et de la Lorraine sont actée ; le 10 mars l'Assemblée s'installe à Versailles. Le déplacement du Paris populaire au Versailles du Roi Soleil mettait en exergue le fossé entre Républicains citadins et Monarchistes ruraux.


Histoire de l’émission provisoire
Histoire de France
30 sept
M. de Roussy propose la Monnaie de Bordeaux comme fabricant des timbres-postes et suggère un dessin

7 oct

Gambetta rejoint Tours par Ballon
11 oct

Défaite d’Orléans
19 oct
Décision du Ministre des Finances autorisant la fabrication de nouveaux timbres-postes pour alimenter la province libre

21 oct
M. Steenackers ordonne à M. Delebecque, Directeur de la Monnaie de Bordeaux, la fabrication des timbres-postes

22 oct
M. Steenackers statue sur le dessin et corrige l’essai proposé par Augé-Delille

27 oct

Bazine capitule à Metz
31 oct

Flourens envahit l’Hotel de Ville de Paris
6 nov
Début de la fabrication

9 nov

Victoire de Coulmiers
13 nov
1ère date d’utilisation connue du 20 centimes type I et du 10 centimes Report 1

2 déc

Défaite de Loigny
23 déc

Victoire de l’Armée du Nord à Pont-Noyelles
9 janv

Victoire de l’Armée de l’Est à Villersexel
14 janv
1ère utilisation du 20 centimes type III, report 2

18 janv

Défaite de l’Armée de l’Est à Héricourt
19 janv

Défaite de l’Armée du Nord à Saint-Quentin
21 janv

Flourens décrète la Commune sans succès
28 janv

Armistice
29 janv

Reddition de Paris
1 fev

Reddition de l’Armée de l’Est en Suisse
6 fev

Démission de Gambetta
8 fev

Elections
13 fev
Le Commissaire général des Monnaies se plaint de la qualité des timbres-postes

15 fev

Suppression de la solde aux gardes nationaux
17 fev

Thiers : chef du gouvernement
20 fev

Démission de M. Steenackers
26 fev

Les canons sont rassemblés à Montmartre et Belleville
1 mars

Validation des conditions de l’armistice par l’Assemblée
4 mars
Dénonciation du contrat à M. Delebecque

10 mars

L’Assemblée à Versailles
11 mars

Suspension de journaux
14 mars
Arrêt officiel de la fabrication

18 mars

Susbielle et Lecomte échouent à Montmartre
20 mars
Mise sous scellés du matériel

22 mars

Début de l’insurrection de Lyon
26 mars

Elections du Conseil Général de la Commune
2 avr

La Commune prononce la séparation de l’Eglise et de l’Etat
Bataille de Courbevoie
3 avr

Offensive des Communards, Flourens est fusillé
5 avr

La Commune prend le décret des otages
20 avr

Suppression du travail de nuit
26 avr

Les Versaillais à Issy-les-Moulineaux
30 avr

Barricades de la Guillotière à Lyon
6 mai

La Commune ouvre la première école professionnelle
16 mai

Destruction de la colonne Vendôme
21 mai

Entrée des Versaillais, début de la semaine sanglante
12 août
Destruction du matériel

mardi 28 juin 2011

un bon de livraison de feuilles blanches en vente sur la VsO de Cérès

Je n'avais jamais vu ce type de document administratif : il me semble qu'il s'agit d'un bon de livraison de la fabrication des feuilles vérifié par l'agent chargé du contrôle à l'atelier de fabrication des timbres-Postes de l'atelier aménagé à la Monnaie de Bordeaux.
VsO Cérès n°131 (http://www.ceres.fr/)
La cachet à date utilisé, du type 16 est du 7 février 1871 ; à cette date, le 20 centimes report 3, 2ème état (Y&T n°46B) a déjà été utilisé (première dates d'utilisation connues). Concernant le 4 centimes, je n'ai pas de date précise sur l'utilisation du report 2, le report 1 ayant été utilisé dès mi-décembre.

Lorne affirme que le papier provenait exclusivement des papeteries Lacroix à Angoulême. Même information du Spécialisé (1ère édition) qui précise que les teintes dans la pâte n'ont été utilisées que pour les 1, 5 et 80 centimes.

samedi 18 juin 2011

Les FAUX de la série de Bordeaux - le 20 centimes (suite)

Pièce exceptionnelle concernant les faux pour servir du 20 centimes : un faux pour servir dit de Lyon.

VsO n°98 Boule, www.boule-philatelie.fr, faux 20 centimes, oblitération GC 2145D de Lyon-Vaise dans le Rhône (68),  CaD type 17 du 7 mars 1871
Il s'agirait d'un faux unique du 20 centimes de Dambourgez, Y&T n°44.
Il n'est pas référencé dans l'ouvrage du Dr Grasset.

La photographie est de mauvaise qualité néanmoins :
- on ne voit pas les caractéristiques du faux de Morlaix comme le point de couleur sous la lèvre inférieure,
- la tâche dans les cheveux ne correspond pas à celle du faux de Pons
- les lettres sont faiblement dessinées contrairement au faux Italien,
- La tâche ressemble assez à celle du type III des faux de Marseille, les lettres sont insuffisamment nettes pour  aller plus loin dans la comparaison
Il est malheureusement impossible d'étudier ce timbre, la photographie est trop mauvaise. Les lettres semblent faibles, la tâche dans les cheveux est large, les ombres du cou et de la joue semblent très prononcées.

dimanche 12 juin 2011

le 40 centimes rouge-sang (suite)

Je finsissais le billet précédent sur le sujet de cette nuance particulière ( le 40 centimes rouge-sang ) en me posant les questions suivantes :
  • y a t il une différence de répartition entre les nuances claires et celles identifiées foncées ?
  • les vignettes sont elles toutes du même état ?
Je me suis bien sûr fié aux nuances annoncées dans les catalogues de vente. J'ai à ce jour répertorié 64 vignettes annoncées rouge-sang, y compris 22 sur lettres, dont l'origine peut être identifiée.
La répartition géographique (en France hors colonies et BFE) est la suivante :

en rouge les nuances rouge-sang foncé
en orange les nuances rouge-sang clair
en jaune les nuances annoncées rouge-sang seulement
La localisation reste identique à celle que je présentait précédemment. Il n'y a pas de distinction nette entre les nuances claires et foncées sauf à Marseille où je n'ai trouvé que des rouge-sang foncés (et des nuances rouge-sang sans distinction).

Le 40 centimes existent sous 2 états : la différence se situe sous l'oeil ou l'état 1 présente une ombre formée par des lignes et l'état 2 par des traits.
Le timbre que je présentait précédemment est un rouge-sang foncé état 1, celui ci-dessous est un rouge-sang clair état 2.

48 rouge-sang clair, état 2 (traits sous l'oeil, légère ligne derrière la tête)
Bien que très difficile à distinguer dans les ventes sur offres du fait de la qualité des photographies, j'ai réussi à trouver de manière indistincte des rouge-sang foncés et clairs des 2 états.

J'ai également regardé les dates d'utilisations de ces vignettes : la plus anciennes dont la nuance est simplement annoncée rouge-sang, est datée du 19 décembre 1870 (la première date d'utilisation connue est le 9 décembre) et a été oblitérée à Tours ; l'utilisation la plus récente est oblitérée du 25 janvier 1873 à Lassay.
  • Les rouge-sang foncés sont datés de janvier à mars 1871, excepté une lettre datée d'octobre mais émise de Paris,
  • Les rouge-sang clairs sont datés de mai à septembre 1871  et de mai à juillet 1872.
Ces données ne sont pas malheureusement statistiquement exploitables, étant trop peu nombreuses ; il n'y a donc rien à en conclure quant à la date de distribution des 2 nuances dans les bureaux postaux.

samedi 11 juin 2011

La pièce du mois (juin 2011) : utilisation tardive d'un "Bordeaux"

M. Delebecque dénonce le contrat liant l'administration à la maison Augé-Delille par lettre du 4 mars 1870. La fabrication des timbres de Bordeaux se termine officiellement le 18 mars 1871. Le 20 mars, M. Lapouyade, Directeur des Postes de la Gironde, écrit au Directeur Général des Postes pour l'informer de la mise sous scéllé la plus grande partie du matériel comprenant les matrices (dont une matrice en buis pour l'impression du 20 centimes) et les pierres de report. Les supports d'impression seront détruits le 12 août. Le stock restant serait en partie dirigé en province et notamment dans la région de Marseille. Une partie est stockée et aurait été incinérée quelques années plus tard, malgré la demande des philatélistes professionnels. Les vignettes ne furent pas démonétisées et leur utilisation perdura, comme les autres émissions précédentes.

La lettre ci-dessous est un pli accompagnant un chèque de la Maison Duforestel Fils de Saint-Saëns à la Maison Papillon & Cie au Hâvre.

  • Sage type I, Y&T n°67, brun lilas, émis de mai à décembre 1876 à 32,6 millions d'exemplaires,
  • case 8 du report
    bande de 5 exemplaires Bordeaux 1 centime, Y&T n°39B , vert-olive foncé (les exemplaires de gauche ont une couleur légèrement passée), cases 6 à 10 (état 2 du 39B, têtes de Cérès sans ligne blanche). Les effigies dégagées des vignettes de gauche et centrale permettent de les positionner avec certitude dans le bloc-report,
  • affranchissement du 1er janvier 1876 pour un pli pesant jusqu'à 15 g,
  • oblitération par cachet à date, les affranchissements GC sont abandonnés au 1er avril 1876, cachet à date du type 18, portant le nom du département Seine-Inférieure, daté du 30 décembre 1877, indication de 2ème levée,
  • au verso, cachet à date du type 17, le Hâvre (74) du 31 décembre 1877. 
La Seine-Inférieure deviendra la Seine-Maritime le 18 janvier 1955.

Les FAUX de la série de Bordeaux - le 20 centimes

La 1ère convention de l'ASPPI, http://asppi.org/index.php, aura lieu le premier week-end d'octobre Cela m'a donné l'envie de faire le point sur ce que j'avais pu glaner comme informations concernant les faux de la série de Bordeaux. Il y a bien sûr :
  • les faux pour tromper l'administration postale,
  • les faux pour tromper les collectionneurs,
Les premiers sont devenus des objets de collection. La valeur faciale la plus falsifiée pour tromper l'administration postale est évidemment la plus courante, le 20 centimes bleu. Je n'ai d'ailleurs jamais vu de lettre affranchie avec d'autres faux que les 20 centimes. C'est donc de cette vignette que je parlerai aujourd'hui.
Le circuit de distribution de ces contre-façons serait composé des bureaux de tabac. Il existerait 4 faux pour servir, :

1) le faux de Morlaix, http://www.ville.morlaix.fr/, découvert sur lettre de Morlaix,

Descriptif du faux de Morlaix, par le Dr Jacques Grasset dans "Les Timbres faux pour tromper la Poste de France", éditions  Pierre de Méyere

2) le faux de Pons ou faux de Marseille, type I, http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp
    Faux de Pons, GC 2240 (Marseille) et cachet à date type 17 du 18 janvier 1871, à destination de Crest dans la Drôme, VsO n° 115 Soluphil, http://www.soluphil.lu/
3) le faux Italien ou faux de Marseille type II,
    VsO n°98 Boule, http://www.boule-philatelie.fr/,




















4) le faux de Marseille, type III.


photographie extraite de l'ouvrage des Browns, peut-être extraite de l'ouvrage du Dr. Grasset.


Ces faux sont ils censés imiter les 20 centimes type I, type II ou type III ? Il est bien difficile de dire quel a, ou quels ont été leur modèle.
Le Dr Grasset en identifie un autre dans le n° 85 de Documents Philatélique, mais celui-ci ayant disparu, il n'en reste qu'une copie en noir et blanc de médiocre qualité.

Documents philatéliques n°85


Le plus courant est celui dit de Pons, du nom de la personne ayant été jugé. On trouve assez aisément des lettres portant ce timbre ; les exemplaires que je connais sont oblitérés GC 2240 ou GC 3401 (La Seyne-sur-Mer).

Vs0 n°505 Roumet, http://www.roumet.fr/, étonnante lettre datée du 26 avril 1871 signée du Directeur des Postes de la Drôme alertant le Receveur Principal de Valence sur l'existence de deux faux différents. Le 1er type est clairement un faux de Pons, le 2ème n'est clairement pas un faux des 4 types identifiés.

Malgré la qualité moyenne de cette reproduction, on peut assurer qu'il ne s'agit pas :
  • d'un faux de Pons, caractérisé par sa couleur soutenue, une tâche blanche importante dans la chevelure
  • d'un faux de Marseille de type II, facilement reconnaissable par les lettres de Repub Franc touchant le cadre
Je ne vois pas non plus les signes caractéristiques des faux de Morlaix et de Marseille type III.
hypothèse personnelle : il s'agit du type I.
Serrane reproduit une lettre de Augé-Delile, introduisant des timbres-postes régulièrement émis, fabriqués sur la planche de buis, préalablement au type I, et ayant donné lieu à alerte de l'adminsitration. Dans un addendum à ce même ouvrage, il cite Dambourgez affirmant qu'il n'y a jamais eu de tirage du 20 centimes sur buis.
Et pour finir cette jolie histoire, il existerait même des faux modernes de faux pour tromper les collectionneurs !? Il est naturel de conseiller aux collectionneurs d'acheter des faux sur lettre et de les faire expertiser.

samedi 21 mai 2011

F. F. STEENACKERS



 François Frédéric Steenackers (10.03.1830 / 22.07.1911) :
·        Principales dates :
o       naissance : né le 10 mars 1830 à Lisbonne, Joseph François Frédéric Steenackers est Belge, mais d’origine Française par sa mère née Sauvinet.
o       Etudes en France : Grenoble, et Collège Louis Legrand à Paris,
o       Naturalisé français le 5 décembre 1866,
o       Décédé le 22/07/1911 à ROUEN (SEINE-MARITIME - FRANCE)

·        Steenackers l’artiste :
Terrier et escargot, bronze 1855
o       Sculpture : après la vie de Bohème en Italie, expose ses œuvres entre 1857 et 1865 à Paris et en Belgique,
o       Publications historiques : Agnès Sorel et Charles VII, Essai sur l’état politique et moral de la France au 15ème siècle. http://www.archive.org/details/agnssoreletcha00steeuoft




Portrait d'Agnès Sorel, par Jean Fouquet, BnF, département des Estampes, Paris.

o       Publications historiques : Histoire des Ordres de Chevalerie et des distinctions honorifiques en France (1867) et des distinctions honorifiques. http://www.archive.org/details/histoiredesordre00stee
o       Traduit Louis de Camoes en 1889 : http://www.archive.org/details/louisdecameslar00steegoog

Histoire du Gouvernement de la Défense Nationale en province 



·        Steenackers l’homme politique et le haut fonctionnaire de l’Etat :
o       Il s’installe au château d’Arc en Barrois, où il se lit avec les républicains locaux dont Jean Amédée PIERRE, maire de 1870 à 1880

o      écrit :  l’histoire de l’invasion de 1814 dans la Haute- Marne
o       président du comice agricole d'Arc en Barrois (1868),
o       Député de la Haute-Marne le 24 mai 1869 dans l’opposition démocratique, élu contre M. Chauchard, député depuis 1848, Orléaniste et majorité dynastique (bonapartiste selon Steenackers) :
§         Vote contre la guerre de 1870
§         Réclame l’armement des citoyens de Paris
o       Directeur de l’Administration des Lignes Télégraphiques le 4 septembre 1870, nommé par Gambetta en remplacement de M. de Vougy,
o       13 septembre, envoyé à Tours par le gouvernement provisoire pour organiser les services des Télégraphes et des Postes
o       12 octobre, devient Directeur Général des Télégraphes et des Postes, 2 jours après l’arrivée de Gambetta à Tours,
o       20 février : démissionne de Bordeaux où s’est installée la Délégation
o       Echoue à la députation en 1871 dans la Haute-Marne et démissionne de l’administration.
o       Réélu le 18 octobre 1885 Député de la Haute-Marne dans la majorité républicaine
o       Les télégraphes et les postes pendant la guerre de 1870-1871 (1882);
o       Histoire du gouvernement de la Défense nationale (1882-1885)
o       Battu en 1889 à Vassy, il cesse toute activité politique

·        Steenackers et l’émission provisoire des timbres de 1870 : il ne semble pas que M. Steenackers ait été un philatéliste, mais il a eu a prendre certaines décisions qui aboutirent à l’émission provisoire telle qu’elle fût.
o       21 octobre 1870 : ordre de fabrication à M. Delebecque,
o       22 octobre : circulaire au Directeurs des Postes Départementales relative à la fabrication de la nouvelle vignette et à la distribution aux département,
o       22 octobre : courrier à M. Lapouyade, Directeur des Postes de Gironde, accompagné d’un timbre de l’émission du Siège, de remarques sur l’essai de Dambourgez et de consignes sur la fabrication,
o       6 novembre : début de la fabrication,
o       13 novembre : mise en service
o       le 20 février, Steenackers démissionne, il n’intervient donc pas dans la procédure d’arrêt de la fabrication.

Sources :

dimanche 8 mai 2011

La pièce du mois (mai 2011) : enveloppe à destination de Londres

J'étais en train de trier mes 43 et j'ai redécouvert cette enveloppe sans lettre affranchie par un 29B et un 43A bistre-brun :
- oblitération étoile 9 de la rue Montaigne,
- cachet à date type 17 (double-cercle avec indication de levée) du 17 juin 1871,
- cachet rectangulaire rouge PD (Payé jusqu'à Destination),
- cachet à date rouge LONDON W 07 du 19 juin 1871 (je ne connais pas les affranchissement Anglais, merci de m'aider).

le 10 centimes

Deux reports existent, il n'y a pas d'état répertorié. La différence se visualise par l'épaisseur du trait du cadre du briquetage et l'ombre sous l'oeil formée de traits, quelquefois peu visibles, dans le report 1 et de traits reliés dans le report 2. Serrane ne parle que d'un seul report, le report 2 serait un état modifié sur la matrice-report.

Il est difficile de distinguer les 2 reports, notamment sur les impressions dépouillées ou au contraire trop empâtées. L'épaisseur du trait parait variable sur le report 2, quand on regarde les essais en noir. Le plus simple est de comparer l'épaisseur du trait du briquetage à celle du filet au nord-ouest de la vignette, et de confirmer par la même comparaison en sud-est. Pour certains exemplaires, il faut aller jusqu'à le positionner dans le bloc-report. Il n'est pas rare d'acheter aux enchères un 43B et se retrouver avec un 43A dans les mains !

En haut un 43A brun, position 15, en bas un 43B bistre-jaune, position 1

Ceci explique en partie la difficulté de reconstitution des blocs-report. Une autre difficulté provient que la couleur bistre ressort peu de celle du papier ; il est plus facile en effet de positionner des couleurs plus foncées comme les bruns ou oranges. Enfin beaucoup d'exemplaires ont des filets absents, le plus souvent à l'ouest de la vignette, et les signes particuliers des filets sont donc très difficiles à utiliser. Personnellement pour bien visualiser le timbre, j'utilise un programme pour le scanner qui permet un agrandissement important de l'ordre de 10 à 15 fois.

Je vous conseille PhotoFiltre un freeware (en langue française !) d'utilisation simplissime : http://photofiltre.free.fr/frames.htm

 - 1ère utilisation connue : 13 novembre 1870 pour le report 1 et 2 février 1871 pour le report 2. La majeure partie du report 2 a sans doute été utilisée après l'arrêt de la fabrication.


Vs0 n°511 Roumet
- tirage estimé : 10 millions pour le report 1 et 8 millions pour le 2.

- utilisation :
  • c'est une valeur d'affranchissement des journaux,
  • C'est le tarif des lettres locales jusqu'à 10 g (tarif du 1er janvier 1863, valable jusqu'au 1er septembre 1871)

    affranchissement en lettre locale
  • c'est la valeur d'affranchissement des cartes de mariage, naissance décès ... pour un poids supérieur ou égal à 10 g.
  • On trouve la vignette en appoint d’affranchissement, notamment avec un 20 centimes pour l'étranger ( Belgique, Angleterre...)
  • 43A bistre (légers reflets verdâtres), case 3, GC 203 Aubeterre-sur-Dronne en Charente (15), cachet rectangulaire rouge PD, cachet à date du type 16 avec un seul cercle et indication de levée, datée du 3 janvier 1871. Arrivée le 8 janvier 1871 à Bruxelles (je ne connais pas les cachets Belges, si quequ'un peut m'aider ?)
- nuances : (Le bistre serait une couleur utilisée depuis le moyen-âge et fabriquée à partir de suie, additionnée de gomme. Le pigment serait plutôt brun et moins jaune que le bistre philatélique.) Le livre de Serranne m'a beaucoup aidé, le plus simple étant de comparer les nuances les unes par rapport aux autres.
  • report 1 : bistre et ses variations, de clair à foncé, bistre-brun, verdâtre, rougeâtre :
  • 43A (de gauche à droite) : bistre verdâtre-foncé, brun, bistre-brun (chocolat clair ?), bistre, bistre-pâle
  • report 2 : bistre avec les nuances jaune, orange, brun, verdâtre, et des nuances sans bistre comme le brun, le jaune dit citron ...


43B (de gauche à droite) : orange, jaune-citron, bistre-jaune (légèrement orange), bistre-brun (paire avec piquage en ligne), bistre

- variétés : de nombreuses petites variétés d’impression dont la variété 18 (au lieu du 10 à gauche), la variété FRANE, celle avec une tâche devant le nez... J'ai une petite variété avec le R dont les jambes touchent la ligne.

 
- faux : Serrane parle de faux pour collectionneurs, état neuf ou oblitéré qu'il appelle faux de Toulouse, je n’en ai pas encore vu. Sperati a également exercé son art (noir ou couleur).


Faux de Sperati, épreuve en noir signée de l'artiste faussaire

- essais : de nombreux essais en noir des deux états,

Essai du bloc -report 43A report 1, Roumet VsO n°522 (http://www.roumet.fr/)
Essai du bloc-report 43B report 2 signé Léopold YON, Roumet VsO n°522 (www.roumet.fr)
- particularités : la feuille de vigne n'est pas la même que celles des autres timbres de la série
Une feuille s'est-elle transformée en grain de raisin ? A droite un 43, à gauche un 47.

- on trouve le timbre coupé pour afranchissement à 5 centimes :

Cherrystone auctions de février 2011, affranchissement de 25 centimes
VsO n°18 Behr (www.behr.fr)